Module 2 – Écosystème universitaire : Origines, structure, organisation

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Module 2 – Écosystème universitaire : Origines, structure, organisation 2018-10-04T09:58:02+00:00

Introduction et objectifs de compétence

Malgré un héritage européen commun, les paysages universitaires français et allemand tels qu’ils se présentent aujourd’hui sont le résultat d’évolutions et d’enjeux historiques spécifiques, dont l’étude s’avère indispensable à une compréhension de chacun des systèmes académiques.

Ressemblances et différences

Ressemblances et différences contribuent à former la singularité des systèmes universitaires en France et en Allemagne et suscitent souvent incompréhension et étonnement auprès des étudiants lors de leur séjour à l’étranger.
Le module 2 vous familiarisera donc avec les caractéristiques les plus importantes des systèmes français et allemand compte tenu de leur histoire et de leur conception de l’éducation.

Objectifs de compétence

Après avoir exploré les différentes parties de ce module, vous serez en mesure,

  • d’identifier et d’expliquer les principes et les caractéristiques des systèmes d’enseignement supérieur français et allemand, en termes de structure et d’organisation,

  • de comprendre et de juger de manière différenciée chaque culture universitaire dans son contexte historique.

L’universite europeenne

– berceau des systemes universitaires français et allemands

Ses origines, ses idéaux

Les origines du système universitaire moderne remontent à la fondation des premières universités au Moyen-Âge. La transmission et la production du savoir ainsi que la formation des élites cléricales font alors partie des fonctions clés de la culture universitaire depuis le XIIIème siècle. C´est dans ce contexte que les premières universités sont fondées en France (à Paris en 1215), en Allemagne (à Heidelberg en 1386) ainsi que dans d’autres pays européens. L’enseignement et la recherche, donc la production et la dissémination du savoir, sont considérés comme les deux faces d’une même médaille ; c’est-à-dire comme deux éléments formant une unité à pérenniser et à améliorer progressivement.

L’Église catholique et la Réforme protestante

Cependant, l’influence de l’Église catholique a refoulé l’idéal de la recherche d´un nouveau savoir, jadis à l’origine de la fondation de l’Université. Son rôle a alors été limité à la diffusion de dogmes existants qui s’opposaient diamétralement à l’ouverture de nouvelles disciplines. À la suite de la Réforme, ce rôle est remis en cause par la fondation d’universités marquées par le protestantisme en Allemagne, comme, par exemple, à Göttingen et à Halle, alors que les universités catholiques restent attachées à l’enseignement dogmatique. De plus, la formation des élites, jusque-là limitée au domaine clérical, s’est étendue à d’autres domaines sociaux, rendant nécessaire l’intégration de nouvelles disciplines (administration, jurisprudence etc.).

La crise des universités au XVIIIème siècle

La fin du parcours commun des systèmes universitaires en France et en Allemagne est marquée par la crise des universités, qui résulta de l’apparition des idées rationalistes des Lumières : pour l’opinion publique des deux pays, les universités n’étaient plus en mesure de transmettre un savoir susceptible d’être mis en pratique au bénéfice de la société et ainsi de contribuer au progrès de l’humanité par la raison. Cette crise s’est traduite par la fermeture de nombreuses universités en Allemagne et par une baisse significative du nombre d’étudiants en France. Les réactions face à cette crise furent donc très différentes dans les deux pays et par conséquent les structures fondamentales et les concepts éducatifs prédominants ne se développèrent plus de la même manière.

Repères historiques de l’enseignement supérieur européen

1088

1088

Université de Bologne

1215

1215

Université de Paris

Origines des universités européennes au XIIIème siècle

1386

1386

Université de Heidelberg

1455

1455

Invention de l’imprimerie

Moyen-Âge et influence de l’Église catholique
(diffusion de dogmes absolus)

1517

1517

Affichage des thèses par Luther

à la porte de l’église du château de Wittenberg

1529

1529

Diète de Spire

1598

1598

Édit de Nantes

Réforme et renouvellement du fondement idéologique par le protestantisme

1781

1781

« Critique de la raison pure“ »

Emmanuel Kant

1789

1789

Révolution Française

Crise des universités au XVIIIème siècle

Repères historiques de l’enseignement supérieur européen

1088

Université de Bologne

1215

Université de Paris

Origines des universités européennes au XIIIème siècle

1386

Université de Heidelberg

1455

Invention de l’imprimerie

Moyen-Âge et influence de l’Église catholique (diffusion de dogmes absolus)

1455

Affichage des thèses par Luther

à la porte de l’église du château de Wittenberg

1529

Diète de Spire

1598

Édit de Nantes

Réforme et renouvellement du fondement idéologique par le protestantisme

1781

« Critique de la raison pure“ »

Emmanuel Kant

1789

Révolution Française

Crise des universités au XVIIIème siècle

La reconstitution de l’université allemande

et l’éducation idéale selon humboldt

La réaction allemande face à la crise – Wilhelm von Humboldt

La réaction allemande face à la crise du XVIIIème siècle consista à refonder de nombreuses universités autour d’un nouveau concept, développé par Wilhelm von Humboldt à l’Université de Berlin en 1809. Le « modèle berlinois » constituait alors une réponse à la revendication de rendre le savoir profitable à la société (aujourd’hui on parlerait d’orientation pratique ou d’ouverture professionnelle). Désormais, l’unité de l’enseignement et de la recherche faisait partie des caractéristiques essentielles de l’Université. Au centre de ce nouvel idéal d’éducation se trouvait l’Homme en tant qu’individu chercheur qui, à travers la formation universitaire, devait apprendre à penser de façon indépendante et à assimiler le savoir de façon analytique. Dans ce contexte, la notion d’éducation doit être comprise comme un processus individuel qui vise l’automaturation et l’autonomie. La tâche des enseignants et des éducateurs est avant tout d´aider à développer cet esprit de recherche qui cherche à considérer le savoir existant sous un angle critique et à permettre l’exploration de nouveaux domaines du savoir et la fondation de nouvelles disciplines.

L’individu au centre

D´un point de vue structurel et organisationnel, cette compréhension de l’éducation en tant que processus individuel présupposait tant un champ d’activité autonome qu’une compréhension de la science plus vaste et plus globale au fondement de laquelle se trouvait l’exigence d’un contact permanent entre les différentes disciplines.
De ce fait, le terme allemand de Bildung est difficile à traduire et est toujours lié à l’ouverture de l´Homme sur le monde à travers le dépassement des frontières disciplinaires.

Des mots-clés comme automaturation (Selbstreifung), prise de conscience de soi (Selbsterfahrung), épreuve de maturité (Reifeprüfung), développement personnel (persönliche Entwicklung), coopération de l’individu avec la communauté (Kooperation des Individuums mit der Gemeinschaft), motivation intrinsèque (intrinsische Motivation) et autodétermination (Selbstbestimmung) sont donc des caractéristiques de la compréhension allemande de Bildung, une notion très largement marquée par la philosophie de l’idéalisme allemand. Par opposition au modèle berlinois, on peut énumérer des notions comme connaissances spécifiques, universités spéciales et Ausbilden statt Bilden (formation au lieu d’éducation).

Exercice

The mission of Harvard College

Ci-dessous, vous trouverez un extrait de la page d’accueil de la célèbre Université Harvard aux États-Unis. Lisez le texte. Quels sont à votre avis les éléments qui font référence au modèle berlinois ?

Mission, Vision and History

The mission of Harvard College is to educate the citizens and citizen-leaders for our society. We do this through our commitment to the transformative power of a liberal arts and sciences education.

Beginning in the classroom with exposure to new ideas, new ways of understanding, and new ways of knowing, students embark on a journey of intellectual  transformation. Through a diverse living environment, where students live with people who are studying different topics, who come from different walks of life and have evolving identities, intellectual transformation is deepened and conditions for social transformation are created. From this we hope that students will begin to fashion their lives by gaining a sense of what they want to do with their gifts and talents, assessing their values and interests, and learning how they can best serve the world.

Vision

Harvard College will set the standard for residential liberal arts and sciences education in the twenty-first century. We are committed to creating and sustaining  the conditions that enable all Harvard College students to experience an unparalleled educational journey that is intellectually, socially, and personally  transformative.

Solution modèle

Le modèle éducatif républicain en france

Les réformes en France

En France, la réponse à la crise de l’Université au XVIIIème siècle consista pour l’essentiel dans la fondation d’écoles spécialisées dans différents domaines tels que l’exploitation des mines, l’architecture et la construction de ponts et de routes (p.ex. l’Ecole des Ponts et Chaussées, fondée en 1747). Ainsi, le système universitaire a pu s’adapter aux besoins pratiques de la société. Cette nouvelle orientation et la fondation de l’Université Impériale par Napoléon entre 1806 et 1808 ont été accompagnées de réformes structurelles visant le système éducatif dans son ensemble, c’est-à-dire non seulement l’enseignement supérieur, mais aussi l’enseignement primaire et secondaire. Cependant, la nouvelle orientation ne correspondait plus au concept traditionnel (ni même au concept actuel) de l’Université. Les principes fondamentaux de l’Université républicaine, comme la laïcité, l’égalité, mais aussi le centralisme, la méritocratie et la sélection des meilleurs selon des critères définis au niveau national, se sont forgés pour l’essentiel dans le contexte des réformes de la IIIème République à la fin du XIXème siècle.

Les caractéristiques des réformes

Les réformes napoléoniennes furent notamment à l’origine de l’administration centralisée et de la dépendance des universités vis-à-vis de l’État. Par ailleurs, la loi du 10 juillet 1896, pendant la IIIème République, réforma en profondeur l’Université française. L’administration fut désormais centralisée et la France fut divisée en 30 académies, chacune étant dirigée par un recteur. Chaque académie dépend de l’une des 17 régions académiques, qui correspondaient aux régions administratives françaises avant la réforme de janvier 2016. Les universités elles-mêmes se composaient de quatre facultés : Médecine, Droit, Sciences et Lettres.

Les Lettres vs. les Sciences

Le modèle allemand a servi d’exemple aux réformateurs français, notamment aux niveaux de l’autonomie des universités et du statut de la recherche. Cependant, certaines revendications, notamment celles en faveur d’un rôle plus important de la recherche dans les universités et d’une équivalence de toutes les disciplines, n’ont pas pu être imposées. Cela s’explique avant tout par les fondements philosophiques sur lesquels s’étaient appuyés les deux systèmes universitaires : alors qu’en Allemagne, le rôle important attribué aux Geisteswissenschaften (Lettres et Sciences humaines) consistait à lier les disciplines entre elles, les Sciences étaient considérées comme prioritaires en France et la tendance était donc d’accorder plus d’importance aux Mathématiques et aux Sciences dites « dures ».

Mise en oeuvre de la réforme

Dans la pratique, les réformateurs de la fin du XIXème siècle n’ont pas réussi à lier les différentes disciplines et facultés pour en former une unité. La méthodologie scientifique, qui à l’origine devait servir de facteur d’intégration interdisciplinaire, n’a pas su empêcher les différentes facultés d’entrer dans un rapport concurrentiel. L’institution centrale était la faculté. Une « République des facultés » s’est alors constituée, ce qui se traduit encore aujourd’hui par la tournure familière « Je vais à la fac ».
C’est non seulement l’administration centralisée qui s’opposait à la liberté de l’enseignement et de la recherche, mais aussi l’idéal républicain de l’éducation. Selon ce dernier, la République et l’éducation devaient former une unité afin de faire évoluer non seulement l’individu mais aussi la société.
L’objectif de l’éducation en général et dans les universités en particulier était (et est encore de nos jours) la formation du citoyen dans l’intérêt de la nation. En tant que processus déterminé par la société, l’éducation vise également l’égalité des chances pour tous.

L’influence des jésuites

Le collège des jésuites du XVIIème et XVIIIème siècle, issue de la contre-réforme, eut une influence déterminante sur le modèle français de l’éducation. Celle-ci se traduisit par des phénomènes particuliers comme l’école à plein temps et l’internat (qui avait une fonction beaucoup plus populaire que son pendant allemand plutôt élitiste), mais aussi par des principes comme la discipline régnant à l´école, l’émulation ainsi qu’une grande importance accordée aux méthodes de travail systématiques et logiques.
À l’origine limitées à l’école des jésuites et au lycée, ces caractéristiques se sont ensuite étendues à l’ensemble du système éducatif et ont persisté après la séparation définitive de l’Eglise et de l’Etat en 1905.
Le degré d’activité des jésuites pour la société française se traduit encore aujourd’hui par l’importance de la rhétorique et de la langue écrite en France, par les formules d´appel « Madame/Mademoiselle/Monsieur » ou par l’importance d´une politesse formelle.

La carte des régions académiques et les coordonnées des rectorats, vice-rectorats et services départementaux de l’Éducation nationale

Au sein des 17 régions académiques, la France est répartie en 26 académies métropolitaines et 4 académies d’Outre-mer. Mayotte et les collectivités d’Outre-mer disposent d’un vice-rectorat ou de services de l’Éducation nationale.
Dans chaque région académique, regroupant plusieurs académies, un recteur de région académique est nommé parmi les recteurs de la région.

Carte

Source :

Quelle: Ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche
http://cache.media.education.gouv.fr/file/Le_systeme_educatif/14/0/2015_reforme_territoriale_511140.pdf

[Stand:16.02.17].

Les consequences sur les systemes universitaires français et allemand

Les conséquences qui résultent des évolutions divergentes des systèmes universitaires deviennent manifestes lorsqu’on les compare.

Les Allemands apprennent plutôt à penser en termes de communauté. Ils ont tendance à remettre en question les autorités alors qu’ils respectent les règles et les lois. Une grande importance est accordée à une compréhension approfondie des informations. Dans les universités allemandes comme dans le monde professionnel, propension au débat et esprit critique sont exigés. De même, on évite toute forme de pression grâce à une organisation détaillée et proactive. L’objectif est de trouver la solution la meilleure et de présenter des informations en mettant en avant telle ou telle compétence dans le domaine concerné (Sachkompetenz).

En revanche, les Français apprennent très tôt à penser en termes de concurrence. Contrairement aux Allemands, ils ont plutôt tendance à remettre en question les règles et les lois alors qu’ils respectent les autorités. L’enregistrement rapide d’un maximum d’informations est décisif pendant le processus de travail. Pour ce faire, les Français apprennent très tôt à travailler sous pression et à structurer leurs idées. Il ne s’agit pas de trouver une solution, mais de présenter des alternatives. Pour les présentations, une grande importance est souvent accordée à la forme.

Exercice

Les systemes educatifs français et allemand

Vous vous êtes déjà familiarisés avec les aspects, les notions et les valeurs sur lesquels sont basés les concepts éducatifs allemand et français et vous devriez être en
mesure de les attribuer au pays correspondant.
L’exercice suivant vise à confronter les spécificités des deux systèmes éducatifs. Cliquez sur un terme et déplacez-le avec la souris sur le drapeau du pays correspondant.

Compétition(F); protestantisme(D); réflexion systématique et logique(F); remise en question des lois et des règles, respect de l’autorité(F); être formé(F); penser en termes de communauté(D); esprit créatif et critique(D); se former(D); Les jésuites(F); motivation intrinsèque(D); remise en question de l’autorité, respect
des lois et des règles(D); motivation extrinsèque(F)
Auswerten

Des defis communs

Depuis la Seconde Guerre Mondiale, l’Allemagne et la France ont fait face à des défis et des problèmes similaires, résultant d’évolutions parallèles mais aussi de singularités dans chacun des systèmes éducatifs.

Dans les années 50 et 60, l’évolution démographique a poussé les universités des deux nations à faire face à un nombre croissant d’étudiants. La croissance économique et le progrès technique ont favorisé l’accroissement de la demande en personnel qualifié avec une formation technique et scientifique. Cela a également engendré des changements sur le plan éducatif qui se sont traduits par une certaine dévalorisation des Lettres et des Sciences humaines au profit des Sciences de l’ingénieur.

L’origine sociale des étudiants a également changé. Suite aux mouvements sociaux de 1968 qui ont provoqué une certaine démocratisation des structures universitaires, les universités se sont ouvertes, notamment dans les années 70 et 80, aux classes populaires. La démocratisation et le renforcement du système de l’enseignement supérieur constituèrent dans les deux pays une réponse aux changements qualitatifs, quantitatifs et sociaux de la deuxième moitié du XXème siècle.

Le processus de Bologne

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Bologna-Prozess

Le processus de Bologne vise une harmonisation étendue des structures universitaires nationales en Europe. La reconnaissance des cours et des résultats obtenus aux examens ainsi que des diplômes de fin d’études (LMD ou bien BA/MA en Allemagne) constitue un pas essentiel vers l’homogénéisation de celles-ci. Elles sont cependant toujours circonscrites dans des cadres nationaux et se distinguent nettement au niveau de la culture d’enseignement et d’apprentissage.

Les différences structurelles actuelles

Des concepts éducatifs différents, mais aussi les évolutions historiques des XVIIIème et XIXème siècles et les bouleversements sociaux de l’après-guerre ont profondément marqué la France et l’Allemagne. Le parcours spécifique de chaque culture s’est traduit par l’apparition de normes et de valeurs implicites et explicites qui caractérisent le paysage universitaire actuel et qui vous sont présentées sous la forme d’un bref aperçu.

Pour plus d’informations, cliquez sur les papillons.

Exercice

L’Enseignement supérieur français et allemand

L’exercice suivant vous permettra de tester vos connaissances sur les systèmes universitaires français et allemand.

Question 1

Quel est l’équivalent du Ministère de l’Éducation Nationale en Allemagne ?

a) Les Kultusministerien des Länder
b) Le Bundesministerium für Bildung und Forschung
c) La Kultusministerkonferenz (KMK)
d) Aucune des trois institutions

Question 2

Quel est l’équivalent français du Doktortitel allemand en matière de reconnaissance sociale ?

a) Un simple diplôme universitaire comme une Maîtrise ou un Master est déjà largement reconnu et correspond au Doktor allemand.
b) Le docteur français est l’équivalent exact du Doktor allemand.
c) Il n’y a pas d’équivalent en France. Tous les diplômes jouissent de la même réputation.
d) En France, le diplôme qui correspond le plus au prestige d’un Doktor allemand est celui d’une Grande École et la désignation « Ancien élève de » suivie du nom de l’École.

Question 3

L’enseignement et la recherche sont deux éléments importants du système éducatif en France et en Allemagne.

Comment se traduisent-ils dans le système de l’enseignement supérieur en France ?

a) Comme en Allemagne, l’enseignement et la recherche font partie intégrante des missions de l’Université.
b) En grande partie, les activités de recherche ressortissent au Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS), alors que l’enseignement relève de la compétence des universités, des Grandes Écoles et d’autres types d’écoles.
c) Outre la formation des diplômés d’élite, les Grandes Écoles réunissent toutes les activités de recherche. Le CNRS n’y joue qu’un rôle marginal.
d) Le Collège de France, l’École Pratique des Hautes Études, l’École des Hautes Études en Sciences Sociales et l’Institut de France sont les institutions centrales de recherche en France.

Les paysages universitaires français et allemands

Les évolutions historiques spécifiques ainsi que les conceptions éducatives différentes entre la France et l’Allemagne sont à l’origine d’importantes différences fonctionnelles et structurelles. Différents types d’écoles supérieures se sont développées en France et en Allemagne, ces dernières se distinguant aussi nettement en matière de reconnaissance sociale. Pour obtenir une vue d’ensemble des paysages universitaires français et allemand, ainsi que des caractéristiques des écoles supérieures et des différences essentielles entre les pays, cliquez sur les fleurs.

Des évolutions historiques divergentes

et des conceptions éducatives différentes

Dans ce module, vous avez appris,

  • À identifier et à expliquer les principes et les caractéristiques des systèmes d’enseignement supérieur français et allemand, en termes de structure et d’organisation,

  • À comprendre et à juger de manière différenciée chaque culture universitaire dans son contexte historique.

Le module suivant vous initiera à l’organisation des différentes disciplines dans les écoles supérieures françaises et allemandes. Il contiendra également une introduction aux différents cursus et matières dans les deux pays.